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Pour les hommes, le sexe est une manière de se déstresser, alors que les femmes ont besoin d’être déstressée pour faire l’amour, c’est donc  très complexe à gérer émotionnellement.

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Plusieurs coups d’ essai:

En 2009, la multinationale pharmaceutique allemande lançait un large essai pour évaluer l’effet d’une nouvelle molécule : la flibansérine, qui stimulerait la sexualité et le désir féminins. Elle faisait parler d’elle, tout était prévu, cette petite pilule rose dérivée d’un antidépresseur devait se nommer Ectris. En juin 2010, le test fut un fiasco et le produit n’a jamais été commercialisé.

Lybrido  («débridé» et «libido»)

On croyait les femmes trop compliquées pour avoir droit, elles aussi, à la petite pilule bleue. Finalement, l’arrivée du Viagra féminin dans nos pharmacies se profile à l’horizon.

Alors que le Viagra masculin n’agit que sur la mécanique (il booste la circulation du sang) ;  le Lybrido, lui, interviendrait à la fois sur la physiologie et sur le cerveau.

Si les expérimentations sont concluantes, le Lybrido  a passé avec succès une batterie de tests avancés ayant eu des effets très prometteurs venant booster la libido féminine. Il pourrait être commercialisé en 2016. Les femmes ont-elles besoin d’un médicament pour doper leur désir ? La sexologue Catherine Solano et l’essayiste Elisa Brune nous donnent leur avis.

Le médicament, destiné aux femmes qui souffrent d’un manque de désir sexuel combinerait deux actions : l’une mécanique, favorisant l’érection des tissus et la lubrification; l’autre agirait sur le cerveau, avec un effet désinhibiteur. « C’est prometteur, car jusqu’ici, il n’était question que d’agir sur le physiologique, et cela ne suffisait pas : favoriser l’afflux sanguin dans les tissus érectiles n’avait aucune incidence sur le ressenti », développe Elisa Brune, essayiste, auteure de plusieurs livres sur la sexualité, dont Le Salon des confidences, le désir des femmes et le corps de l’homme (Éd. Odile Jacob).  Pour elle, le Lybrido pourrait être un outil supplémentaire très intéressant. « Les médecins se trouvent parfois devant des cas qui restent sans réponse après différentes approches, et ils auront alors une ressource supplémentaire.» « Il ne faut pas en faire une panacée, ni le donner systématiquement en dispensant la patiente d’une démarche plus approfondie. » Mais si le Lybrido peut permettre de redémarrer une libido qui sommeille, pourquoi s’en priver ? « Quand il y a un blocage, la cause peut être à un niveau, et la solution à un autre. Et le corps peut être un bon rouage. » Une démarche que la sexologue Catherine Solano encouragerait, elle aussi, dans certains cas. « Couplé à un travail de thérapie, le médicament peut servir de starter après une période de blocage, comme une dépression. »

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Quand vous n’avez pas faim, vous forcez-vous à manger ?

« Les hommes doivent aussi se remettre en question » Les femmes viennent d’abord consulter parce que leur mari se plaint de leur manque d’envie. Si elles étaient seules, cela ne les dérangerait pas de ne pas avoir de sexualité.» Pour la sexologue, il s’agit davantage d’une demande intellectuelle, en réponse à une norme dictée par la société. « Pourquoi faudrait-il que les femmes prennent des médicaments pour être comme les hommes ? »

Cette grande culpabilité qu’endossent les femmes dans ces situations, Elisa Brune la relève, de la même façon. « Il y a l’idée que si ça ne marche pas, elles n’ont qu’à s’en prendre à elles-mêmes. Et comme elles sont inhibées par la morale et le manque d’information, elles le croient ! » Pour elle, cette pilule fonctionnera surtout si elle est couplée à une éducation qui incitera progressivement les femmes à se réconcilier avec leur corps.

Résultats trop actifs

Reste que, utile ou pas, le Lybrido est déjà accusé de débrider les femmes, qui seraient transformées par la dite pilule, en chasseuses d’hommes à l’appétit insatiable. « C’est le plus intéressant dans l’affaire », clame Elisa Brune. « Cela révèle de manière caricaturale, toutes les craintes sur la vraie nature des femmes et leur soi-disant appétit démesuré de sexe ! »
La société, après avoir conspué la frigidité féminine, cherché – et presque trouvé – une solution, aurait-elle désormais peur d’ouvrir une boîte de Pandore incontrôlable ?  « Quand bien même, où est le problème de fond ? », s’interroge Elisa  Brune. « L’ordre social repose depuis toujours sur la docilité volontaire des femmes. Elles sont de plus en plus libres, mais exploitent finalement assez peu ces nouvelles potentialités. » Le Lybrido donnera-t-il à certaines le déclic ?

C’est ce qu’explique aussi le journaliste spécialiste du désir féminin Daniel Bergner dans les colonnes du New York Times : «Plusieurs consultants dans le domaine m’ont confié que les laboratoires pharmaceutiques s’inquiétaient de leurs résultats, qui seraient trop bons. Et surtout, que la FDA (Food and Drug Administration)  risquait de le rejeter, craignant que les femmes débordent de libido et deviennent des infidèles frénétiques, bouleversant l’ordre de la société.»

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Femmes aimant trop le sexe : la société frémit

Daniel Bergner compare cette potentielle avancée avec celle de la pilule contraceptive dans les années 1960 : «Ça n’a pas seulement influencé la vie sexuelle des femmes, mais tout le reste. De leur statut social à leur pouvoir d’achat. Qu’est-ce que ça signifie si les femmes peuvent désormais contrôler, avec une simple ordonnance, le besoin le plus primitif ? »

Attention aux nymphomanes

En 2016, la marque Emotional Brain a prévu d’envahir le marché avec ce médicament. En attendant, priorité à la précaution. C’est ce que défend le directeur de la recherche, Anrew Goldstein : «Il y a eu énormément de discussions autour de ce sujet… [Il y avait] le besoin de montrer que vous ne transformez les femmes en nymphomanes. Il y a un biais à l’encontre –une peur de créer la femme sexuellement agressive.»

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Sur le blog Women Issues du site About.com, la journaliste Linda Lowen développe plusieurs problèmes soulevés par la pilule bleue, en s’appuyant sur le livre d’une anthropologue américaine: The Rise of Viagra.

Elle explique le principal problème: le Viagra est destiné aux hommes vieillissants, généralement mariés à des femmes qui traversent la ménopause. La libido des femmes baisse naturellement à cette période. Pendant que celle des hommes sous Viagra bondit… Un léger décalage se produit entre les deux !  Mais en s’attaquant aux femmes, les laboratoires savaient qu’il fallait s’attaquer à plusieurs fronts, dont un, primordial: le mental. Tous ces efforts pourraient même être vains, si l’on considère que chez la femme, le manque de désir n’est pas le seul facteur dans la baisse de libido. Il ne faut pas oublier:

  • Le niveau d’intimité avec le partenaire, qui met ou non la femme en confiance
  • Le moment de la relation, si c’est le début ou plutôt la fin
  • Les changements majeurs comme la maternité ou la ménopause
  • Les maladies chroniques type diabète, sclérose ou dépression

Et sont-ils de toute façon souhaitables? Certaines féministes pensent que la commercialisation des ces pilules seront induites en faisant ressentir aux femmes le besoin d’en prendre pour satisfaire leur partenaire alors qu’une baisse de désir pourrait venir du stress ou d’autres problèmes.

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2 en 1  viagra féminin coupe-faim disponible fin 2015

Surtout utile aux femmes pour lesquelles le sexe est devenu une corvée plutôt qu’une source de plaisir.  Actuellement à l’étude dans un laboratoire britannique Orlibid, nom de code ORL101 cette pilule miracle est de couleur bleue et sera mise en vente à 15 euros l’unité. Tout comme la précédente, elle doit faire ses preuves avant d’arriver sur nos tables de nuit. Conçue à partir de mélatonine de synthèse, une hormone connue pour réguler le sommeil en agissant sur le cerveau, doperait l’appétit sexuel (dès le quart d’heure suivant la prise et pendant 2 heures) et réduirait aussi la faim. Même si elle ne règlera pas les causes psychologiques et physiologiques d’une baisse de libido, elle permettra néanmoins de les oublier pour un temps …

Femmes ménopausées… votre viagra arrive

La ménopause devient un business juteux pour les laboratoires pharmaceutiques. Le marché d’oestrogènes représentait 2 milliards de dollars en 2001.

Un nouveau viagra pour femmes est sur le point d’être vendu aux States. Révolution ou coup de marketing ? L’Osphena a été approuvé par la  FDA (Food and Drug Administration américaine). L’élaboration de cette pilule est censée soigner les douleurs des femmes ménopausées pendant les rapports sexuels (dyspareunie). Dû à un déficit oestrogénique  pouvant causer une sécheresse vaginale, rendant la libido inconfortable. Assouplirait les tissus et  augmenterait les secrétions,  tels seraient les  propriétés de ce cachet à base d’oestrogènes. Comme tout médicament, il s’accompagne d’effets secondaires. A consommer avec modération.

En effet, gestion compliquée, malaise quand la ménopause s’installe insidieusement. Si l’on se fie à la longue liste des symptômes répertoriés lors de la diminution des oestrogènes (sécheresse vaginale et cutanée, asthénie, insomnie, baisse de la libido, prise de poids, atrophie des organes génitaux, dépression, etc).  A mon avis, un médicament ne peut pas tout solutionner !!!!   Pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes, il ne tient qu’à vous d’entrevoir cette période différemment et de porter un regard positif sur votre ménopause ? Commencer par une hygiène alimentaire différente, un appétit sexuel entretenu …Mais force est d’admettre que le cortex est une fois de plus le moteur de vos comportements. Méthode peu scientifique, mais il suffit d’y croire tout simplement … A vous de l’expérimenter et de l’adopter ?

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Pour ou contre le viagra féminin ?

De quel droit refuser d’offrir une béquille sur ordonnance, quand le besoin impérieux se fait ressentir ? Je trouve cela réconfortant d’apporter un espoir aux millions de femmes et à leurs partenaires concernés en pouvant se reconnecter à leurs corps  par le désir retrouvé. Quand on connait les plaintes et les souffrances physiques et psychologiques dues à de graves problèmes de libido. Par exemple à certaines femmes ayant subi une ovariectomie bilatérale (de tout âge), aux femmes ménopausées souffrant lors de rapport sexuel, après une grossesse ….Sous surveillance médicale bien entendu et ne pas le transformer en médicament de confort.

Superbe gros plan +++++

Ranimez-la ....

Ranimez-la ….