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« C’est combien ? » Cette phrase, ils ont dû être des milliers à la prononcer si l’on se fie à la taille de la plus ancienne maison de tolérance jamais découverte, en Macédoine grecque, voici quelques années. Tout commence en 1998 avec une équipe d’archéologues fouillant le site de l’agora antique de Salonique, au nord de la Grèce. En grattant, ils découvrent une pièce de céramique rouge qui se révélera être une cruche à bec phallique, puis différents objets dont un vase orné d’une Vénus portant une corne d’abondance, des vases à parfum, un godemiché, des fresques explicites, etc…( Mais il n’a pas été retrouvé l’ancêtre de nos capotes )! Très vite, ils concluent qu’ils ont découvert l’emplacement d’un lupanar qui était en activité un siècle avant JC.

Lupanar

Lupanar

De belle taille, la vie s’y organisait autour d’une salle rectangulaire dans laquelle s’accouplaient clients et prostituées. Selon l’usage, les habitués du lieu commençaient par s’égayer dans une salle de banquet flanquée d’une vingtaine de latrines, avant de choisir la fille ou le garçon avec lequel s’ébattre. Après l’étreinte, ils disposaient de deux  piscines pour se délasser, dont une remplie d’eau chaude.

Les grecs étaient très tolérants en matière de mœurs et les maisons closes n’étaient pas clandestines. Si les relations adultérines avec une femme libre provoquaient de lourdes sanctions, celles nouées avec des filles de joie étaient admises.

Selon la légende, Solon (640-558 avant JC), souvent considéré comme le père de la démocratie grecque, fit même ouvrir des bordels étatiques à prix modérés afin de « calmer l’ardeur des jeunes gens ». A Corinthe et dans certaines zones grecques frangeant la zone orientale, les historiens ont même relevé des traces de « prostitution sacrée ». Les recettes des prostituées servaient à entretenir les temples de divinités comme celle d’Ishtar chez les Babyloniens.

Que pensez-vous de cette époque permissive, savait-il prendre du bon temps ?

 

C'est combien ?

C’est combien ?